Appel à contributions Muséologies vol. 9 n° 2. Les cartes blanches dans les collections : une stratégie évènementielle.

La carte blanche dans les collections : une stratégie évènementielle

Sous la direction de : Geneviève Chevalier (Université du Québec en Outaouais — UQO) et Mélanie Boucher (UQO)

Raid the Icebox 1, with Andy Warhol à la fin des années soixante au Rhode Island School of Design à Providence, aux États-Unis, représente un cas exemplaire — et relativement isolé pour l’époque — de carte blanche à un artiste dans une collection muséale. C’est à la fin des années 1980, et plus encore dans les années 1990 et 2000, que les musées vont adopter cette formule de façon systématique pour redynamiser la présentation de leurs collections. Que ce soit à des artistes, à des commissaires, à des cinéastes, à des philosophes ou à des spécialistes provenant de différents horizons, les musées ouvrent leurs collections à d’autres regards. Qu’en est-il de cette invitation qui prétend donner les pleins pouvoirs à des artistes et à des invités extérieurs? Ce type de projet se distinguerait notamment de la commande par la grande liberté qu’il prétend accorder. Mais l’intérêt premier de ce modèle viendrait du fait qu’il permet au musée de « faire évènement » à partir de ses collections. La carte blanche génère une attractivité, grâce à une présentation inédite, de courte durée, personnifiée par un artiste ou une figure de marque. Cette stratégie évènementielle qui vise à mettre en valeur les collections pourrait témoigner d’un certain essoufflement des musées en même temps qu’elle suppose un intérêt partagé entre l’institution, l’artiste ou l’invité. Alors que le musée souhaite voir le sens de ses collections réactivé, l’artiste envisage la collection comme un site à explorer, comme matière première d’une nouvelle réflexion, d’une œuvre originale. Ces nouvelles postures de l’artiste en muséologue et du commissaire en metteur en scène ou en archiviste se traduisent par des résultats pouvant être de nature critique, poétique ou conceptuelle.

Ce type d’usage évènementiel est de plus en plus répandu au point où certains musées qui avaient mis en place des programmes novateurs de carte blanche les abandonnent. C’est comme si la multiplication de ces initiatives muséales pouvait contribuer à la banalisation de la carte blanche et de son impact. Il devient donc essentiel d’interroger cette stratégie muséale quant à l’impératif évènementiel qui semble avoir gagné les collections en partie par le biais de la carte blanche. En ce sens, cette édition spéciale de Muséologies cherche à répondre aux questions suivantes :

  • Quels sont les facteurs qui motivent les musées à ouvrir leurs réserves à des artistes, à des commissaires, à des philosophes, à des cinéastes ou à des spécialistes d’autres horizons?
  • Quelles sont les conditions qui favorisent la carte blanche au musée? Ces invitations sont-elles de véritables cartes blanches?
  • Quel est l’impact de la carte blanche sur les pratiques muséales et les collections?
  • De plus en plus systématisée, la carte blanche a-t-elle toujours le potentiel de générer des propositions originales, voire inédites, ou est-elle devenue une formule parmi d’autres?
  • Quels sont les principaux types de cartes blanches à avoir été mis en place jusqu’ici? Quels sont les projets marquants à avoir été présentés, leurs points communs, leurs caractères distinctifs?
  • Quels sont les apports de cette stratégie à l’univers muséal, autre que l’achalandage et la couverture médiatique? Et quelle est l’importance du musée et de ses collections dans le travail et la production de l’artiste-muséologue, du commissaire ou de tout autre spécialiste?

Pour ce numéro spécial, nous sollicitons des contributions qui examinent les aspects suivants :

  1. Le développement de la stratégie muséale de la carte blanche et sa pertinence du point de vue des pratiques institutionnelles, commissariales et
  2. Le rôle de l’impératif évènementiel dans le développement de cette stratégie muséale.
  3. La contribution des artistes et des autres spécialistes à l’actualisation du discours institutionnel sur les
  4. L’histoire de la carte blanche et l’analyse de cas
  5. Les différents types de cartes blanches, par exemple, la résidence d’artiste, la conception d’une nouvelle exposition de la collection, l’insertion d’une ou de plusieurs œuvres dans les salles dédiées aux collections, la création d’une œuvre inédite en dialogue avec la collection ou à partir d’une œuvre spécifique.
  6. La dynamique qui s’installe lorsqu’une carte blanche est mise en chantier au musée.
  7. Les nouveaux usages de la collection qui en résulte.
  8. L’influence ou l’impact de la carte blanche sur les pratiques muséales.

Date de soumission des propositions : le 15 mai 2016                                               Annonce des résultats de la communication : le 15 juin 2016

Soumission des textes complets aux fins d’évaluation : le 15 décembre 2016 Publication des textes sélectionnés par le comité de rédaction : automne 2017

Muséologies, les cahiers d’études supérieures est une revue dont les articles sont évalués par un comité scientifique. Elle a pour mandat de diffuser et promouvoir la recherche interdisciplinaire (arts, sciences sociales et humaines) axée sur la pluralité des fonctions et des enjeux de l’environnement muséal contemporain.

Modalités de soumission : veuillez nous faire parvenir par voie électronique, un résumé de 600 mots en format «.doc» (document Word), à double interligne. N’oubliez pas d’y inscrire votre nom, vos coordonnées complètes, votre université d’attache ou le musée ou l’organisme pour lequel vous œuvrez.

Veuillez indiquer comme objet du courriel : « Proposition pour Muséologies vol. 9 n° 2».

Les propositions devront être transmises avant le 15 mai 2016 à l’adresse suivante :

genevieve.chevalier@uqo.ca

Évaluation: L’éditeur et le comité de rédaction analyseront votre proposition et vous feront part de leur décision. Les articles seront sélectionnés en fonction de leur contribution aux champs de la muséologie, des pratiques curatoriales, de l’histoire et la théorie de l’art, de la théorie architecturale et urbaine, ou de l’éducation artistique et culturelle. La clarté de la communication, la pertinence de la recherche, la méthodologie et la relation avec les thèmes font aussi partie des critères d’évaluation.

Les auteurs dont les propositions seront retenues auront à rédiger un article de 7000 mots tout au plus (notes bibliographiques incluses) en français ou en anglais. Veuillez noter que tous les articles subiront une double évaluation à l’aveugle.

Date de parution prévue: automne 2017

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The Carte Blanche Approach to Collections: An Event-Driven Strategy

Guest Editors: Geneviève Chevalier (Université du Québec en Outaouais—UQO) and Mélanie Boucher (UQO)

Raid the Icebox 1, with Andy Warhol, presented in 1970 at the Rhode Island School of Design Museum in Providence, U.S.A., was an exemplary instance—and a relatively rare one for the period—of an artist being granted complete freedom to interact with a museum’s collection. In the late 1980s, and even more so in the 1990s and after the turn of the millennium, museums would embrace this formula systematically as a way of revitalizing their display practices. Such carte blanche invitations were extended to artists, curators, film-makers, philosophers and specialists from a variety of backgrounds, all of whom brought their own fresh perspectives to museum collections. What were they really about, these invitations that claimed to give artists and other guests from outside the museum’s walls full powers with regard to the works inside? Can projects of this type be distinguished from others, notably commissions, by the greater degree of freedom they apparently offer? Or does the main attraction of this model stem from the fact that it enables museums to “make things happen,” to create events using their holdings? In these carte blanche events, a novel presentation bearing the stamp of a well-known artist or some other figure generates a certain short-term appeal. This strategy, which employs an event paradigm to showcase collections, could indicate a waning of energy on the part of the museum, while assuming that the institution, artist and guest all share a common interest. While museums want to see their collections take on new meaning, artists view them as sites to be explored and approach them as raw material they can use to forge a novel way of thinking or a new work. These new roles, with the artist acting as museologist and the curator as scenographer or archivist, can yield critical, poetic and conceptual results.

This type of practice has become so widespread that certain museums that had instituted innovative carte blanche programs are now abandoning them. It is as if the sheer number of such initiatives had made such events commonplace and reduced their impact. It has become essential, therefore, to question the event imperative that drives such strategies and appears to have taken over collections via the carte blanche. With these considerations in mind, this special edition of Muséologies will try to answer the following questions:

  • What factors have led museums to open their holdings to artists, curators, philosophers, film-makers and specialists from a variety of other backgrounds?
  • What conditions are conducive to carte blanche invitations? And are the latter actually what they claim to be?
  • What impact does the carte blanche have on museum practices and collections?
  • Does the increasingly systematized carte blanche still have the potential to yield innovative or even truly original ideas, or has it become just one more formula among others?
  • What have been the main types of carte blanche so far? Which projects have had a major impact? What do they have in common? How do they differ?
  • What does this strategy have to offer the world of the museum, apart from more visitors and media coverage? And how important are the museum and its collections to the work of the artist museologist, curator or other specialist?

For this special edition, we are looking for contributions that examine the following aspects:

  1. The development of the carte blanche strategy within the context of the museum and its relevance to institutional, curatorial and artistic
  2. The role of the event imperative in the development of this museum
  3. The contributions of artists and other specialists in updating institutional discourse with regard to
  4. The history of the carte blanche and analysis of some exemplary instances of its
  5. The different types of cartes blanches, for example, artists’ residencies, the design of new collection display parameters, the insertion of one or more artworks in galleries usually devoted to collections, the creation of original works through dialogue with a collection or in relation to a specific piece in
  6. The dynamic that is instituted once a carte blanche intervention gets underway in a museum
  7. The new uses of the collection that result from
  8. The influence or impact of the carte blanche on museum

Deadline for proposals (abstracts): May 15, 2016 Announcement of the final selection: June 15, 2016 Submission of papers for evaluation: December 15, 2016

Publication of the papers selected by the Editorial committee: Fall 2017

Muséologies is a peer-reviewed publication cutting across the arts production and the arts scene, the humanities and the social sciences. Its mandate is to publish and promote interdisciplinary research centered on the contemporary museum’s multiple functions.

Submission Details: Please send a 600-word proposal as a double-spaced .doc (Word document) file by email. Include your name, complete contact information, and the university, museum, or organization that you are affiliated with. Please use the following subject heading: “Muséologies Proposal vol. 9 n° 2.”

Proposals must be sent before May 15, 2016, to: genevieve.chevalier@uqo.ca

Evaluation: The editor and the editorial committee will analyze your proposal and will inform you of their decision. Articles will be selected based on their contribution to the field of museum and curatorial studies, art history and theory, architecture and urban theory, or arts and cultural education. The clarity of communication, the strength of the research and associated methodologies, and the relationship to the issue’s themes will also be important criteria in the evaluation.

Authors whose proposals are accepted will develop an article (notes and references included) no longer than 7000-word in English or French. Please note that all articles will be peer-reviewed anonymously.

Expected publication date: Fall 2017

Appel à contribution: 10 ans de muséologies. Un bilan de concepts et de paradigmes émergents.

10 ans de muséologies: un bilan de concepts et de paradigmes émergents.

Pour souligner le 10e anniversaire de parution de la revue Muséologies, l’éditeur et le comité de rédaction lancent un appel à contributions pour une édition spéciale consacrée à l’élaboration d’un bilan des développements les plus significatifs du champ muséal de la dernière décennie.

Muséologies est une revue dont les articles sont évalués par un comité scientifique. Elle a pour mandat de diffuser et promouvoir la recherche interdisciplinaire (arts, sciences sociales et humaines) axée sur la pluralité des fonctions et des enjeux de l’environnement muséal contemporain. 

Cette édition se veut athématique et ouverte, mais privilégiera les soumissions qui feront état de l’émergence de nouveaux concepts, ou qui élaboreront une réflexion sur les thèmes suivants:

– la transculturalité et le syncrétisme culturel à l’œuvre dans l’espace muséal;

– la transformation, l’instrumentalisation de la collection et l’actualisation du statut de l’objet;

– les défis, les buts et les paradoxes de la critique engagée au musée;

– l’impact de l’interdisciplinarité architecturale sur l’espace d’exposition;

– les nouvelles formulations de la médiation;

– le développement des nouvelles technologies et leur impact ;

– l’exposition de la redocumentarisation ou de la resémantisation de l’archive;

– la relation du musée avec l’espace urbain et sa participation à la réinvention de celui-ci.

Modalités de soumission : Veuillez nous faire parvenir par voie électronique, un résumé de 600 mots en format «.doc» (document Word), à double interligne. N’oubliez pas d’y inscrire votre nom, vos coordonnées complètes, votre université d’attache ou le musée ou l’organisme pour lequel vous œuvrez.

Veuillez indiquer comme objet du courriel : « Proposition pour Muséologies  vol. 8 n° 2».

Les propositions devront être transmises avant le 30 mars 2016 à l’adresse suivante : museologies2016@gmail.com

Évaluation: L’éditeur et le comité de rédaction analyseront votre proposition et vous feront part de leur décision. Les articles seront sélectionnés en fonction de leur contribution aux champs de la muséologie, des pratiques curatoriales, de l’histoire et la théorie de l’art, de la théorie architecturale et urbaine ou de l’éducation artistique et culturelle. La clarté de la communication, la pertinence de la recherche, la méthodologie et la relation avec les thèmes font aussi partie des critères d’évaluation.

Les auteurs dont les propositions seront retenues auront à rédiger un article de 7000 mots tout au plus (notes bibliographiques incluses) en français ou en anglais. Veuillez noter que tous les articles subiront une double évaluation à l’aveugle.

Date de parution prévue: printemps 2017

 

Call for papers for the 10th anniversary of Muséologies Research Journal

10 years of museology: taking stock of concepts and emerging paradigms

The Editor and Editorial Committee of Muséologies invite submissions for the 10th anniversary special edition, which will focus on the last decade’s most significant developments in the museum field.

Muséologies is a peer-reviewed publication cutting across the arts production and the arts scene, the humanities and the social sciences. Its mandate is to publish and promote interdisciplinary research centered on the contemporary museum’s multiple functions.

This non-thematic (open) issue will bring together contributions that report the emergence of new museological concepts or develop a reflection on the following themes:

– Transculturality and cultural syncretism at work in the museum space;

– The transformation of the collection and the actualization of the status of the collection object;

-The aims, stakes, scopes and paradoxes of critical exhibitions in the museum;

– The impact of architecture’s new interdisciplinary practices on the exhibition space;

– The new forms of mediation;

– The development of new technologies and their impact;

– The exhibition of the redocumentarization or the resemantisation of the archive;

– The museum’s participation in the reinvention of the urban space.

Submission Details: Please send a 600-word proposal as a double-spaced .doc (Word document) file by email. Include your name, complete contact information, and the university, museum, or organization that you are affiliated with. Please use the following subject heading: “Muséologies Proposal.”

Proposals must be sent before March 30th, 2016, to: museologies2016@gmail.com

Evaluation: The editor and the editorial committee will analyze your proposal and will inform you of their decision. Articles will be selected based on their contribution to the field of museum and curatorial studies, art history and theory, architecture and urban theory, or arts and cultural education.  The clarity of communication, the strength of the research and associated methodologies, and the relationship to the issue’s themes will also be important criteria in the evaluation.

Authors whose proposals are accepted will develop a 7000-word (approx.) article (notes and references included) in English or French. Please note that all articles will be peer-reviewed anonymously.

Expected publication date: spring 2017

Parution de Muséologies volume 8 n° 1

L’exposition de la recherche-création dans l’espace de l’art contemporain

La 15e édition de Muséologies dirigée par la professeure Carmela Cucuzzella titulaire de la chaire en design intégré, écologie et durabilité de l’environnement bâti à la faculté des arts à l’Université Concordia explore les défis et problématiques de l’exposition de la recherche-création dans l’espace de l’art contemporain. Dans cette édition, Sean Lowry présente les défis de la dissémination de la recherche artistique en dehors des circuits d’exposition traditionnels; Timmy DeLaet propose la reconstitution (reenactment) comme forme de recherche et de documentation aux fins de muséalisation de la danse et de la performance; Mélanie Boucher expose les différences à la base de deux types de performances, la reconstitution et le tableau vivant pour mettre en évidence la façon dont sont mises en relation la recherche et la création;Teresa Azevedo examine comment la recherche à la base des oeuvres de l’artiste ALberto Carneiro peut engendrer un espace de réflexion entre le spectateur et l’oeuvre; Alessandra Piatti a recours au Museo d’Arte Moderna di Bologna et au Castello di Rivoli pour exposer les diverses interactions entre des professionnels hors du champ de l’art et les oeuvres, et les possibles actualisations des stratégies de participation au sein des institutions de l’art contemporain; Carmela Cucuzzella s’entretient John Zeppetelli, directeur du musée d’art contemporain de Montréal, et la section carnet présente les contributions de Caroline Claisse sur le partage de récits dans l’espace d’exposition, d’Ariane Lemieux sur la mise en espace de l’art contemporain au Musée du Louvre et une lecture conceptuelle de l’exposition Europunk, par Hélène Laurin.

 

Parution de Muséologies volume 7, numéro 2

La 14e édition de la revue Muséologies dirigée par Yves Bergeron (professeur au Département d’histoire de l’art et aux Études supérieures en muséologie à l’UQAM) et Catherine Saouter (professeure à l’École des médias et aux Études supérieures en muséologie à l’UQAM) présente les textes de sept jeunes chercheurs ayant réfléchi à la transformation et à l’actualisation de la collection muséale, tant au niveau de l’élargissement de ses acceptions que sa matérialité et son symbolisme. À la suite de l’avant-propos que ces derniers ont conjointement signé, Laurence Provencher St-Pierre nous présente les réalités et problématiques du collectionnement de témoins matériels et immatériels du présent qui ne bénéficie pas du recul nécessaire à la sédimentation du savoir; Marie Cambone étudie ensuite deux exemples de ces nouvelles réalités et leurs potentialités, soit l’exposition virtuelle et la plateforme web de reconstitution narrative de sites et lieux du patrimoine. Julie-Anne Côté réfléchit sur la complexité que représente la mise en mémoire et la patrimonialisation de la danse contemporaine, tandis qu’Éric Langlois prend en considération les problèmes qui sont générés par la cybermuséologie et les cyberexpositions, notamment l’efficacité de la médiation des objets exposés dans l’environnement virtuel. L’analyse comparative d’Eva Sandri rend manifeste les différences entre l’exposition d’objets traditionnelle et la présentation de ceux-ci dans l’espace numérique et le travail des institutions à combler les carences générées par le format schématique des plateformes web. Rébéca Lemay-Perreault examine les relations construites dans l’espace d’exposition lorsque sont juxtaposés des objets d’art contemporain et des objets ethnographiques issus de musées d’histoire et de société; elle propose que ce type d’intégration peut mener au développement d’une position critique en renouvelant le regard sur un phénomène social ou historique. L’article de Maurizio Ruiz expose les difficultés de médiation d’un patrimoine immatériel comme celui de la fauconnerie (une activité traditionnelle dans certains pays de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Orient « qui consiste à conserver et dresser les faucons et autres rapaces pour attraper du gibier dans l’environnement naturel » – ICOM) parce qu’il est difficile d’en identifier les éléments «patrimoniaux», de médiatiser un savoir d’ordre corporel et d’en faire partager les valeurs à une communauté élargie. L’entretien de Marie Lavorel avec l’artiste et professeur Michael Blum clôt ce numéro. Blum qui vit à Montréal depuis quatre années seulement, a exposé à la galerie de l’UQAM Notre Histoire, une réflexion parodique sur le rapport à l’histoire et à la mémoire québécoise et canadienne, qui révèle autant les positions idéologiques présentes dans la société que celles conformées par l’espace muséal.

Nouvelle: la trésorière et cofondatrice de Muséologies Louise Champoux Paillé lauréate d’un prix du Gouverneur général du Canada

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Louise Champoux Paillé, trésorière et cofondatrice de la revue Muséologies a reçu le 20 octobre dernier, le prix du Gouverneur Général du Canada en commémoration de l’affaire «personne». Louise qui a aussi reçu l’Ordre national du Québec en 2012, est économiste,  gestionnaire, mentore, chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal et milite depuis plus de 25 ans pour une plus grande adéquation de la présence féminine aux postes de direction dans les grandes institutions.  Pour plus d’informations sur Louise:

  • http://www.cfc-swc.gc.ca/commemoration/gg/recip-laure/2014-fra.html
  • http://plus.lapresse.ca/screens/2db4fd81-8b8e-4f83-95b5-9c74944c483a|_0.html
  • http://www.nouvelles.esg.uqam.ca/2014/2470-louise-champoux-paille-prix-gouverneur-general

Muséologies vol. 7 n° 1

museo13 cover - copieLa treizième édition de la revue Muséologies dirigée par Natasha S. Reid, professeure à la School of Art de l’Université d’Arizona et Amélie Giguère, chargée de cours au département d’histoire de l’art de l’UQAM vient de paraître. Onze articles et deux entrevues ont été réunis autour de deux problématiques associées à la recherche personnelle des rédactrices invitées : l’emploi pédagogique de l’art contemporain et la monstration de récits et pratiques en marge des murs institutionnels et la conservation, la documentation de la production et la muséalisation des oeuvres éphémères et performatives contemporaines. Avec les contributions de Stéphane Bellin, Tina Carlisi, Luc Dall’Armellina, Katherine Dennis, Amélie Giguère, Audrey Joly, Knowles Eddy Knowles , Skye O’Brien, Marie-Sylvie Poli, Natasha S. Reid, Isabelle Riendeau, et Chantal Steegmuller.

Ce numéro est le second d’une série de quatre collaborations qui proposent une mise à jour sur les transformations de l’espace muséal contemporain. Le premier (vol. 6, n° 2) a proposé une réflexion sur la dimension virtuelle de l’espace muséal ; celui-ci (vol. 7, n° 1) problématise les dimensions de la pérennité, de la diffusion et de la dimension éducative de la production artistique actuelle dont la nature est plus complexe ; le prochain (vol. 7, n° 2) interrogera la nature changeante des collections sur les plans symbolique et culturel ; et le subséquent (vol. 8, n° 1) analysera les relations de l’espace de l’art contemporain avec la recherche-création.

***La revue est disponible par abonnements (voir le coupon sur ce site), aux COOP de l’UQAM et de l’Université de Montréal, et la librairie Zone de l’Université Laval à Québec. Elle est offerte aux librairies du musée des beaux-arts de Montréal, du Centre Canadien d’Architecture, et chez Formats du RCAAQ (achat en ligne). En France elle est disponible à la boutique du Musée du Louvre et à la librairie Flammarion du Centre George Pompidou. Muséologies est aussi accessible sur la plateforme Érudit.

Appel à contribution: Muséologies vol. 8 n° 1

Appel à contribution: numéro de l’hiver 2015

Muséologies Les cahiers d’études supérieures

Ce numéro spécial portera sur la mise en exposition de la recherche en tant que processus créatif dans les musées d’art contemporain.

Rédactrice invitée: Carmela Cucuzzella, professeure, Design & Computation Arts, Faculty of Fine Arts, Université Concordia, Montréal.

La publication de ce numéro thématique est prévue pour l’hiver 2015.

Cette édition spéciale de la revue Muséologies sera consacrée aux façons dont le musée d’art contemporain aborde les défis de la mise en exposition de la recherche en tant que processus créatif.  Les défis sont nombreux, puisque derrière les diverses intentions de cette articulation se trouve l’établissement d’un dialogue informant les visiteurs de la réflexion sous-jacente de la création. Compte tenu de ces considérations, quels sont les défis pour les responsables de la mise en espace (artistes, chercheurs, commissaires et scénographes) ?

La diffusion de la recherche fondamentale prend souvent la forme d’actes issus de conférences, d’ouvrages et d’articles. Toutefois, le contexte de recherche et de projets conceptuels associés au processus créatif, permet l’élargissement des possibilités de diffusion.  Le caractère transformateur de la recherche de plus en plus menée   par les artistes-chercheurs représente une dimension nouvelle de diffusion et de médiation : celle de la complexité de l’assise théorique de ces projets. Cette édition spéciale de Muséologies sollicite des contributions qui permettront de répondre aux questions suivantes :

  • Quelles sont les stratégies de médiation les plus convaincantes pour présenter la recherche où la création est un medium investi de sens ?
  • Quel est le rôle d’une exposition qui présente les résultats de la recherche-création : l’éducation ou le divertissement de son audience ?
  • Quels sont les critères d’une stratégie de médiation claire, pertinente et appropriée pour le travail de recherche en art ou design ?
  • Quels problèmes ou les opportunités sont le plus souvent rencontrées dans les expositions diffusant la recherche-création (qu’il s’agisse de recherche fondamentale ou appliquée) ?
  • Est-il possible d’identifier des approches spécifiques ou principes pour la diffusion de la recherche-création ?

Ce qui suit est une liste potentielle de sujets qui peuvent être explorés :

    • Les approches pédagogiques critiques dans l’espace d’exposition d’art contemporain;
    • Les approches novatrices de la documentation en art contemporain qui favorisent les possibilités de dialogue ;
    • La documentation de l’art contemporain éphémère en tant que prolongation du dialogue entre les œuvres et le public ;
    • L’exposition en tant que processus de recherche et espace de réflexion ;
    • Les pratiques de recherche artistique qui présentent et encouragent les échanges entre les artistes et le public au sein de l’espace muséal ;
    • La capacité des expositions d’art contemporain à susciter des questionnements relatifs à la justice sociale;
    • Les approches et activités qui permettent aux visiteurs d’exprimer leurs expériences et perspectives entre eux ou avec le musée ;
    • Le rôle des artistes-chercheurs qui interviennent directement dans leurs œuvres à même l’environnement muséal.

Mots-clés: musée d’art contemporain ; recherche-création ; diffusion de la recherche; exposition ; éducation ; dialogue.

Modalités de soumission :

Veuillez nous faire parvenir par voie électronique, un résumé de 600 mots en format « .doc », à double interligne. N’oubliez pas d’y inscrire votre nom, vos coordonnées complètes, université d’attache ou le musée ou l’organisme pour lequel vous œuvrez.

Veuillez indiquer comme objet du courriel : « Proposition pour Muséologies  vol. 8 n° 2».

Les textes devront être transmis avant le 14 mai 2014 à l’adresse suivante : museologies2014@gmail.com

Évaluation  Le comité de rédaction analysera votre proposition et vous fera part de sa décision. Les articles seront sélectionnés en fonction de leur contribution aux champs de la muséologie, de l’histoire de l’art ou de l’éducation artistique. La clarté de la communication, la pertinence de la recherche, la méthodologie et la relation avec le thème général font aussi partie des critères d’évaluation.

Les auteurs dont les propositions seront retenues auront à rédiger un article de 7000 mots tout au plus (notes bibliographiques incluses) en français ou en anglais.

Muséologies Les cahiers d’études supérieures est une revue dont les articles sont évalués par un comité scientifique. Elle a pour mandat de diffuser et promouvoir la recherche interdisciplinaire (arts, sciences sociales et humaines) axée sur la pluralité des fonctions et des enjeux de l’environnement muséal contemporain. 

  • La révision linguistique de tous les textes est assurée par des réviseurs qualifiés.
  • Les propositions initiales de 600 mots qui sont retenues à fins de publication seront traduites dans une deuxième langue.
  • Les auteurs qui publient dans la revue assument toute responsabilité quant au contenu de leurs articles ; ils doivent par conséquent, avoir obtenu le consentement de toutes les parties impliquées dans leur recherche, ainsi que les droits d’utilisation de tout support visuel joint à leur article.

Contact: Carmela Cucuzzella, Ph. D.,  Université de Montréal

Muséologies vol. 8 n° 1 Call for papers

Call for papers issue of winter 2015

Muséologies Les cahiers d’études supérieures

This special issue will focus on the development of research exhibition as a creative process in contemporary art museums.

Guest Editor: Carmela Cucuzzella, Assistant Professor, Design and Computation Arts, Faculty of Fine Arts, Concordia University

Projected Publication Date: Winter 2015

This special issue of Muséologies will explore ways that contemporary art museums are facing the challenges of exhibiting research as a result of a creative process. The challenges are many, since one of the many intents is to establish  a dialogue and inform viewers of the underlying reflection. Given this, what are the challenges for the exhibitor  (artists, researchers, curators)?

Research dissemination for fundamental research is often in the form of conferences articles, books, papers. But in the context of research and conceptual projects associated with a creative process, then the possibilities of dissemination of the work broaden. The transformative character of research that is increasingly undertaken by artist-researchers represents a new mode of dissemination and cultural mediation: the often complex theoretical undertaking of such projects. This special issue of Muséologies will respond to the following questions:

  • What are the most convincing methods to present research where creative practice is a significant medium?
  • What is the role of an exhibition that presents the results of creative research: education or entertainment of its audience?
  • What can be considered as clear, appropriate and relevant when disseminating research work in the design or art context?
  • What problems or opportunities are most often encountered in exhibitions disseminating research-creation (whether fundamnetal or applied research)?
  • Is it possible to identify specific approaches or even principles for the dissemination of research-creation?

The following is a list of possible subjects that could be explored within the realm of this theme:

  • Critical pedagogical approaches in contemporary art spaces;
  • Contemporary art museum practices that involve academic research;
  • Innovative approaches to documentation of contemporary art that enable possibilities for dialogue;
  • Documenting ephemeral contemporary art in order to prolong dialogues between this work and the public;
  • The exhibition as a research process and reflective space
  • Artistic research practices that present and encourage exchanges between artists and their public within museum spaces;
  • The ability of contemporary art in museums to generate dialogues concerning pressing social justice issues;
  • Methods or activities that enable visitors to express and share their experiences and perspectives between each other and/or with the museum;
  • The roles of research artists who involve themselves directly in their artworks within museum contexts  

Keywords: Contemporary Art Museums; Design Research; Research Dissemination; Exhibitions; Education; Dialogue

Submission Details:

Please  send  a 600 word  proposal  as a double-­?spaced  “.doc”  file by email.  Include  your  name,  your  complete  contact information,  and the university,  museum,  or organization  that you are affiliated  with. Please  use the following  subject heading: “Muséologies Proposal”.

Proposals must be sent before May 14, 2014 to the following email address: museologies2014@gmail.ca

Evaluation: The editorial committee will analyze your proposal and will inform you of their decision. Articles will be selected based on their contribution to the field of museum studies, art history,  and/or  art education.  The clarity of communication, the strength of the research and associated methodologies, and the relationship to the issue’s theme will also be important criteria in the evaluation.

Authors whose proposals are accepted will develop a 7000- (aprox.) word  article (notes and references included) in English or French.

Muséologies Les cahiers d’études supérieures is a peer-reviewed publication cutting across the arts production and scene, the humanities and the social sciences. Its mandate is to publish and promote interdisciplinary research centered on the comtemporary museum’s multiple functions and stakes.

  • A specialist will edit the texts.
  • The initial 600 word proposals that are accepted will be  translated  into  a second  language.
  • It is important to note that  authors  who  publish  in Muséologies assume full responsibility  of the contents of their articles and are obliged to obtain consent from all parties involved in their research as well as the rights to employ all visual documentation used in their articles.

Contact: Carmela Cucuzzella, Ph. D., Université de Montréal

Muséologies, volume 6 numéro 2

Sous la direction d’Anik Meunier,  professeure au Département de didactique et au programme d’études supérieures en muséologie et de Marie-Blanche Fourcade, professeure associée au Département d’histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal, ce numéro spécial de la revue Muséologies réunit des textes qui interrogent les enjeux muséaux liés à la mise en forme d’une plateforme virtuelle. Témoignant de la nature variable des applications de l’ancrage numérique dans le champ muséologique, ces écrits révèlent la nature intense et mutable de ce nouvel espace qui se positionne à la fois en tant que lieu de démocratisation du savoir et outil de commercialisation. Puisque la cybermuséologie est considérée comme une approche mettant en jeu la relation du patrimoine et de la culture avec un espace qui n’a pas encore révélé toutes ses potentialités, l’étude approfondie de ces nouvelles relations topologiques devient essentielle parce qu’elles viennent modifier l’ontologie muséale. Les professeures Fourcade et Meunier ont ainsi réuni une série de réflexions et de compte-rendus d’actions qui, dans leur ensemble, posent un regard critique sur la diversité de ces nouvelles formes de représentations opérant au «cœur des pratiques et des valeurs qui ont depuis l’origine, régi le musée». Ce numéro spécial réunit les textes de Marie-Blanche Fourcade, Dominique Gélinas, Walter Guyot, Hélène M. Courtois, Jacques Toussaint et Marc Terrisse, ainsi que deux entrevues, la première avec le muséologue Bernard Deloche, et la seconde avec la consultante en éducation muséale, Monique Camirand.  Un commentaire écrit par Alessandra Mariani sur l’exposition L’architecture du numérique au Centre Canadien d’Architecture et un article hors thème, signé Alice Chatzimanassis complètent ce numéro.

Muséologies Les cahiers d’études supérieures Volume 6 n°1

Dans cette onzième édition de Muséologies Les cahiers d’études supérieures:

Sophie Orlando présente les efforts du Tate Modern pour mettre en œuvre le programme de revalorisation de l’identité culturelle nationale mis sur pied par le gouvernement Blair, matérialisant le courant Cool Britannia, un programme devant promouvoir la diversité culturelle et remplacer l’antiracisme et les politiques construites autour de l’ethnicité. Son article qui expose les relations entre la naissance d’une politique de diversité ethnique et celle de la diversité culturelle au sein du gouvernement, démontre comment le Tate a cherché à définir l’art national et comment il a composé avec l’art étranger dans l’élaboration d’une trame narrative homogène.

Julia Roberge Van Der Donckt dépeint le phénomène des guerres culturelles aux États-Unis qui sont en cours depuis la guerre froide. Ce phénomène présent dans de nombreuses aires culturelles de la société américaine semble, selon l’auteure, avoir des répercussions non négligeables dans l’univers muséal puisque ce dernier en serait un des principaux acteurs, les enjeux fondamentaux liés à la censure et aux modes de financement représentant des champs de bataille fondamentaux.

Ariane Blanchet-Robitaille, lauréate du prix Roland-Arpin 2010, constate que l’objet matériel ne peut plus à lui seul représenter les entités complexes que sont la société et son histoire. Robitaille étudie ainsi le concept de mentefact qui comprend plusieurs acceptions, dont le patrimoine ethnologique immatériel qui peut être précisé en tant que la collecte de l’expression intangible humaine, ou encore le témoignage ou la re-création d’un événement conservé sur un support permettant sa diffusion..

L’acquisition de la maison d’Alfred Pellan par le Musée national des beaux-arts du Québec en 2006 représente pour Martine Dubreuil l’occasion pour celui-ci de « personnaliser » l’œuvre de cet artiste à travers le pouvoir narratif de sa demeure. Dubreuil élabore sur la manœuvre du déplacement muséographique effectué par le musée de l’objet vers le Sujet qu’elle reconnaît dans sa mise en exposition générale des collections permanentes et qui, selon elle, fait appel à la sensibilité affective et mémorielle du spectateur.

Meggie Savard cherche pour sa part à définir l’institution muséale en région excentrique au Québec. C’est en combinant une revue de la littérature sur le sujet à une série d’entretiens avec des représentants du milieu qu’elle forme une image globale qui permet de mieux comprendre le phénomène d’autonomie culturelle qui distingue ce type de musée. Il s’agit, selon l’auteure, d’un modèle où la définition même de l’identité est capitale puisque celui-ci a comme rôle de participer à l’essor du milieu.

Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal, nous dresse le portrait de la trajectoire qu’elle s’est tracée, celle de concrétiser les nombreux projets et aspirations du musée. Selon elle, la « réinvention du Musée des beaux-arts de Montréal », ne peut se poursuivre sans le développement d’une collection encyclopédique reflétant la « biodiversité » des donateurs, sans la transformation de la programmation, la diversification des programmes éducatifs et l’apport de la recherche au service de la médiation. Elle souhaite faire la promotion d’une « culture live » qui offre au visiteur – ou mieux, à l’usager – les moyens de parvenir à une distanciation critique, par le biais de l’art.

François Mairesse nous présente le premier Dictionnaire encyclopédique de muséologie, paru aux Éditions Armand Colin.. Professeur d’économie de la culture à l’Université de Paris 3 et co-directeur de l’ouvrage avec André Desvallées, il nous raconte la genèse, l’élaboration et la réalisation de ce projet, né en même temps que le Comité international pour la muséologie – l’ICOFOM – en 1977. Le dictionnaire, qui collige 500 termes et 21 articles encyclopédiques écrits par des spécialistes reconnus, aborde les aspects pratiques, historiques et théoriques de l’environnement muséal en adoptant un parcours épistémologique.

Le numéro se clôt avec un carnet portant sur l’exposition Norman Slater / Leçons de design. Présentée au Centre de design de l’UQAM du 24 novembre 2011 au 29 janvier 2012. Sous le commissariat de Réjean Legault, l’exposition passait en revue l’œuvre méconnue du designer Norman Slater de 1957 à 1983. Toujours présente dans la ville de Montréal, la diversité du travail de Slater représentée dans une combinaison espace monographique et circuit urbain, permettait de mesurer la contribution de cet artiste à la construction de l’image symbolique de la ville.